Le mystère du visible
Un rien de lumière, et tout autour l’obscurité, une manière de noir sidéral. Une forme se découpe, on en devine une infime partie, et force est d’imaginer ce que la nuit ne montre pas. Entre présence et absence, la beauté du monde, sans effusion ni tapages, spectacle murmurant, tamisé.
Les couleurs chuchotent, la peinture ici comme une poésie de l’intime.
Ce qu’il faut de patience pour révéler à notre regard les surfaces à peine suggérées d’objets ou d’édifices dont il est vain de s’interroger sur la nature. Ce qu’il faut de ténacité pour figer ainsi le silence lancinant de ces structures imprégnées de mystère.
Les ombres palpitent, la peinture ici comme vibration de l’insondable.
Ludovic Duhamel