Catherine Seher


Née à Paris
Diplôme des Beaux Arts de Paris

Les peintures de Catherine Séher mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chaotiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères.Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes

Le regard de Catherine Séher est audacieux, il ne concède rien – c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquille, pas endormi dans une fausse douceur – l’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober.
Nous sommes dans un face à face troublant. D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir.
Chaque fois, un fil est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Séher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre.
Une infinie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.

Huguette Hérin- Travers
GNG Galerie d’art
Catherine Séher
53 p. - 15 €
ISBN 978-2-953-75761-3
Catherine Séher est une artiste peintre
qui expose à Londres, Paris et dans
d’autres villes de France dont Le Mans,
aux rencontres d’art contemporain
Puls’Art. Ce catalogue est préfacé par
la romancière mancelle Huguette Hérin-
Travers qui a fait appel à deux des
tableaux de l’artiste pour la première
de couverture de Coquelicots Varsovie
et Les Voies rouillées (Cénomane).
Sa peinture montre une prédilection
pour des personnages qui sont seuls,
le plus souvent une petite fille. Cette
enfant énigmatique propose à notre
regard un corps inattendu. Dans plusieurs
toiles, le bras, laissé à l’état d’esquisse,
fait ressortir étrangement l’impression
d’un manque. Un sens indéniable de
l’ellipse vient suggérer une absence,
une perte. Le visage tourné vers une
ligne de fuite semble dire la crainte,
l’émoi ou le cri. Mais la couleur corrige
cette impression : elle est là comme un
tressaillement irréel. Ainsi dans Peine
et Magie, le bleu du vêtement fait l’effet
d’une apparition. Si le personnage se
fond dans le paysage, celui-ci est plus
mental que réel, matière angoissante
à l’image de l’entrave que met le monde
aux rêveries d’envols de l’enfance.
Cette peinture oscille entre des
chromatismes sombres et des taches
fugaces, vives comme les émotions
qu’elle suscite chez le spectateur.
Couleur d’un rêve entraperçu, étincelle
d’un souvenir, tout cela donne l’image
d’un univers intérieur où le bonheur
a du mal à éclore.
Que la peinture soit là pour suggérer
l’invisible, ce n’est plus une découverte
aujourd’hui. La tâche que s’est fixée
Catherine Séher : nous laisser le soin
de déchiffrer le sens de ce qui est resté
inachevé, accidents de la vie, blessures,
rendez-vous manqués. Elle parvient
à restituer ce qui manque avec une
alliance rare de subtilité et d’intensité.
MARIE-HÉLÈNE PROUTEAU


Par ces temps d'automne, entre les gouttes nous sommes allés faire un tout à la galerie Naudin, cela faisait quelques temps et nous avons découvert une peintre française en la personne de Catherine Seher

Catherine Seher nous emmènes dans un monde, le sien bien évidemment ou les portraits féminins prennent possession de la toile à travers des fictions rêvés. Des fictions ou ces personnages se dévoile de manière subtile, les couleurs jaillissent tout en étant stoppé net par un voile d'innocence, presque comme si l'artiste ne voulait pas complètement qu'il se dévoile à nos yeux, un spectacle d'une douce beauté












Catherine Seher

Catherine Séher’s paintings mobilize the spectator’s strong, singular or chaotic emotions, with characters evanescently finding themselves in a landscape where markers and landmarks disappear.

Anonymous outlines give us the vision of a dismantled though meaningful world. We are introduced into a universe of suggested thoughts. The spectator is thus questioned, and then affected by these images evoking spontaneous, almost magical expressions. We find in them the strength of the first gestures, the most intimate forms.

Catherine Séher’s look is bold, it does not concede anything – that is to say, it does not leave us alone, sleeping in a false sweetness – the artist is transferring a story with such an intensity that we cannot evade. This confrontation is disturbing. Strange characters hail us, as their eyes are already guiding us towards what is to happen.
There is always a thread to grasp, a thin brightened ray of light weaving, coiling up, highlighting. A fine and voluntary Ariadne’s thread.

Let us not measure the time spent scanning Catherine Séher’s paintings, because the human beings they capture in their yearnings, their concerns, their desires, inform of a total responsibility for what they show. They thus make us accomplices of always intense, and sometimes unknown emotions, enshrouded with that evasive mystery of the other.

A revealed infinite delicacy of creation captures us, our bodies trying to defend us.

Huguette Hérin - Travers

 

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