Sonja Koczula


née en 1976 à Osnabrück Allemagne

1996-2004 Etudes d'art et de littérature à l'Université d'Osnabrück
(peinture chez MM. les Prof. Elke Hergert et Prof. Hartmut Girke)

2004 Maîtrise "magistra artium"

depuis 2007 Artiste de la Fondation Yehudi Menuhin Allemagne

Acquisitions publiques:

Bibliothèque Alexandrie, Egypte
Collection Hartwig Piepenbrock, Berlin
Collection IHK, Osnabrück



La confrontation avec des signes et traces, ainsi que leur force et leur mouvement constituent depuis quelques années mon sujet artistique central. Je suis intéressée par la dynamique spécifique de différentes formes de signes et symboles, c'est-à-dire l'impression donnée de mouvement et donc d'espace.
En règle générale, la trace est le restant et la documentation vague d'un événement. Elle témoigne de quelque-chose qui s'est passée et par conséquent d'un mouvement.
Les signes décodent des événements, donnent des indices et explications et sont synonymes de quelque-chose de connu, de concret. Ils structurent notre vie et nous donnent l'asurance dont nous avons besoin dans la vie de tous les jours.
La signification du monde est renfermée dans le signe et sa solidité fait en sorte que nous pouvons communiquer. Chaque signe a une signification bien définie qui s'ouvre en remontant la trace avec laquelle les deux, le signe et sa signification, sont liées.
Les formes sombres devant fond clair qui apparaîssant dans mon travail, semblent souvent vouloir représenter quelque-chose de concret, de figuratif, mais cela n'est pas le cas. Elles sont là pour elles-mêmes, la forme existe seule, l'oeuvre d'art ne reproduit pas - elle forme sa propre réalité.
Je recherche un moment d'irritation chez le spectateur, lorqu'un signe posé avec véhémence et de manière déterminée semble rappeler, sûr de lui, un événement passé et soulève des questions au sujet d'une signification présumée connue.

Sonja Koczula

infos@galeriegng.com
www.galeriegng.com

Sonja KOCZULA

Nouvelle exposition sur les cimaises de la galerie GNG, 3 rue Visconti jusqu’au 5 janvier 2013.
Gilles Naudin présente pour la deuxième fois - en mode biennale - les peintures et dessins de cette jeune artiste Allemande née en 1976 à Osnabrück, d’origine Polonaise et très appréciée des collectionneurs parisiens.

A l’étage, les peintures révèlent une écriture qui peut sembler à première vue aléatoire. Après observation, l’œil décèle rapidement un parti pris plastique, constitué de signes - représentation d’objets au message subjectif.
Chez Sonia, le noir est posé comme en transparence sur de multiples couches chromatiques. C’est un noir qui n’est jamais neutre et qui offre au regard une symphonie de contrastes. Le blanc, en juxtaposition raconte aussi son histoire en silence. On pense à Reiner - Maria Rilke dans son Livre de la pauvreté… neige éternelle qui fait pâlir les étoiles.

En bas, les dessins étonnent aussi. Ils révèlent une réelle énergie. On comprend le travail considérable de l’artiste pour arriver à ce résultat. La force du dessin qui laisse sa trace au temps, se matérialise dans le rendu. Ajoutée à cette alchimie une ligne rouge intense, ou une mémoire verte, qui n’est certainement pas due au hasard…la démarche est sincère là ou le message ne triche pas. Une mise en page très particulière dans l’espace occupé, apporte une impression de respiration.
Un face à face avec les œuvres, s’impose dans le plus grand respect et Gilles Naudin accueille avec une chaleur qui comble le visiteur dans le froid hivernal… à l’extérieur !

Mylène Vignon



 

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