Guy Ferrer


GUY FERRER, français, né en 1965 à Alger. Vit et travaille à Saint Ouen (en région parisienne) et à Los Angeles (Californie).
Une réflexion sur le temps et la spiritualité constitue la ligne de force de l’ensemble de son travail. Depuis quelques années, ses recherches plastiques l’ont conduit à l’exploration du corps, outil de connaissance pour appréhender le spirituel.
L’œuvre de Guy Ferrer reflète nos préoccupations métaphysiques et illustre sa recherche de la dimension symbolique de l’homme.
Principalement sculpteur et peintre, il conçoit et réalise aussi des «sculptures à habiter», espaces à vivre et travailler. Actif depuis une vingtaine d’années, Guy Ferrer développe une carrière remarquée, balisée d’expositions internationales (Etats-Unis, Japon, Corée, Venezuela, Allemagne, Singapour, Pérou...)
Il réalise par ailleurs des sculptures monumentales et de installations, telles :
- « La Grande Famille », 2000, bronze, Ambassade de France à Singapour
- « La Pourvoyeuse », 2001, Magasin Le Bon Marché – Paris
- « T.O.L.E.R.A.N.C.E », 2007, suite monumentale de 9 personnages- lettres en bronze Parc Victor Hugo Paris-Saint-Ouen.
«Son inépuisable quête du sens de l’existence, sa conscience aiguë de la précarité du temps conduisent naturellement Guy Ferrer à peindre et sculpter le passage de l’homme, plutôt que sa représentation. Il nous offre ainsi des ombres, silhouettes effilées et dépouillées, ou bien des visages anonymes, évocateurs de l’éphémère nature humaine, passant dans un espace de mémoire, en espoir d’éternité...» (G. Xuriguerra)

Nouveau catalogue 2010 "Racines" texte Christian Noorbergen

Chercher, toujours chercher, incertain de ce que l’on cherche mais tellement sûr lorsqu’on le trouve !
Si chaque œuvre prend sa source en celles qui ont précédé, elle se nourrit aussi de hasards, se développe selon sa propre loi, entraînant l’artiste vers d’inimaginables découvertes.
C’est là, je crois, qu’une forme d’initiation existe, à la condition de se mettre de côté pour laisser place à une certaine influence, se décentrer pour laisser s’exprimer l’humanité qui vit en soi, moins charnelle que symbolique, mythique, mystique…

La série des « Racines » s’est développée à Caracas, dans cet atelier envahi de végétation prêté par un ami artiste afin d’y préparer une grande exposition au musée d’art contemporain.
Elle résulte de la trouvaille d’anciens actes notariés manuscrits et jaunis, qui liaient solennellement des gens à d’autres gens, tous disparus et largement oubliés depuis.
Tant de dérision ressortait de ces engagements officiels, irrésistiblement laminés par le temps… J’ai voulu trouver un sens autre à ces vieux documents, plus subtil, réécrire mon legs à moi.

Oser superposer son présent à ces vies passées comportait à première vue une part d’insolence et d’irrespect que j’ai assumée parce que, à mon avis, elle réactivait la mémoire des oubliés et les ramenait parmi nous. Un sursis, en quelque sorte…

Guy Ferrer
Paris, 20/01/10


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