Der Kinderen


Marloes Der Kinderen
née a Eindhoven au Pays Bas en 1957.


Etudes à ‘Koninklijke Academie Voor Kunst en Vormgeving
‘S Hertogenbosch‘(Académie Royal d’Art et de Design à Bois-le-Duc)

Elle vit à mi-temps au Pays Bas et en France en Auvergne, Haute-Loire et c’est là, au bord de l’Allier quelle a réalisé son projet de photographies et de courts métrages ‘Water On Edge’ sur lequel elle travaille depuis 2008. Marloes der Kinderen

Sans manipulation d’aucune sorte, les photographies de Marloes der Kinderen représentent des morceaux de nature saisis en bordure de l’Allier et de la Desges, dans des lieux non fréquentés et donc sauvages, tandis que le soleil jette ses tous derniers feux à l’horizon
Arbres, buissons, broussailles, rochers et plantes riveraines se mirent dans une eau de rivière apaisée, obscure, que l’on devine à peine. Alors reversée, orientée à la verticale, l’image, soudain kaléidoscopique, laisse apparaître de parfaites sy¬métries. De ces formes jumelles, que l’or du crépuscule vient enluminer, naissent des visages de bêtes, des faces de dieux païens aux regards sans fond, des masques inquiétants, des créatures marines ou tribales, de petits êtres jouant dans les herbes hydrophytes…
« Ces images sont animistes »

À chacun de voir, dans la ripisylve devenue sacrée, ses propres apparitions. L’œil, désorienté, croit entrevoir quelque chose d’un autre monde. « Finalement ces images sont animistes, déclare la photographe, surprise elle-même par ce qu’elle donne à contempler.

Quand je découvre tout cela sur mon écran, je n’en reviens pas ! » C’est pourtant bien la nature qui est là, sous nos yeux à leur tour immergés. Une nature qui semble, ici, délivrer un message jusqu’alors crypté, invisible aux sens profanes.

Happé par le spectacle silencieux, tandis que tout semble flotter dans un espace indéfini. L’on comprend soudain que la nature nous parle et nous dévoile toute sa beauté dans un dernier adieu

 

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